Le Coaching ou la Psychothérapie ?

Là où la psychothérapie travaille sur la maturation de l’identité, la dépression ou la santé mentale, le coaching est centré sur des objectifs spécifiques en mobilisant les ressources de la personne accompagnée.  Un psychothérapeute est une personne qui a acquis une connaissance des pathologies psychoaffectives. Cela lui permet de traiter des problématiques de santé mentale (cas de paranoïa, de schizophrénie, de dépression sévère…) et des manifestations chroniques  telles que les complexes d’infériorité, de supériorité, d’abandon, d’échec ou des comportements de dépendance. La « posture du psychothérapeute » est une posture ayant pour visée le dépassement de la souffrance, et une maturation de la personnalité alors que « la posture du coach » est une posture qui a pour visée la mobilisation des ressources et l’application de nouveaux comportements et de nouvelles stratégies en vue de la réalisation d’un objectif spécifique.

Les symptômes ont des causes profondes, sous-jacentes : c’est la « théorie de l’iceberg ». Le symptôme quel qu’il soit (excès de poids, dépendance à la cigarette ou à l’alcool, maux de tête, phobies, obsessions…) est l’expression d’une problématique plus large et plus profonde. Il faut donc aller en profondeur pour pouvoir idéalement prendre conscience de certains évènements traumatiques du passé pour accéder à la guérison.

Le coaching pense par ailleurs qu’il n’est pas indispensable d’en savoir beaucoup sur le problème pour le résoudre. L’accès aux ressources de la personne (émotions supportantes, croyances aidantes, représentations positives) est la clé pour amoindrir ou dissoudre un symptôme.

Cependant, toute suppression de symptôme sans découverte de ses racines ne peut être que temporaire et superficielle. Par exemple, si une personne parvient à arrêter de fumer sans avoir compris l’origine de ce comportement, cela ne fera que déplacer le symptôme, et elle se mettra alors à se ronger les ongles ou à prendre du poids par exemple. Et le sentiment de culpabilité surgira.

Le coaching pense que même si les symptômes sont reliés à des fonctions (qu’il appelle plutôt « intentions positives »), la suppression d’un symptôme peut être tout à fait « écologique » pour la personne et suppose simplement la découverte de nouvelles options plus saines pour elle qui préservent par ailleurs l’intention positive sous-jacente. Dans ce cas-là, la suppression du problème crée alors un sentiment de soulagement et non de culpabilité.

Certains clients sont plus résistants que d’autres au changement. La croyance du coaching est que le changement est permanent. Tout est finalement toujours en mouvement dans ce monde. Ce qui pose problème c’est plus le regard qui est porté sur le problème qui lui peut être figé et limitant. Un coach aidera le client à travailler sur le regard qu’il porte sur sa difficulté et lui permettra de le voir autrement (« recadrage ») et d’élargir sa gamme de comportements en testant de nouvelles façons de faire pour introduire une petite différence dans une situation spécifique. Comme le coaching pense également que le changement est génératif, c’est-à-dire qu’il suffit d’un petit changement pour en créer d’autres à d’autres niveaux (« l’effet papillon »), cette petite différence finira par en faire une grande dans la vie de la personne. L’expression « un problème est une goutte d’eau dans un océan de solutions » s’applique bien à l’esprit du coaching.

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